Tout se transforme, le langage aussi

Le langage n’est pas figé. Bien au contraire, il évolue depuis la nuit des temps. Il se transforme, s’invente, se réinvente. Chacun ajoute à son propre langage des mots qu’il concocte, adapte, en référence à ce qu’il aime, ses passions, ses préférences cinématographiques, littéraires, publicitaires, musicales… Il sont sélectionnés parmi des bons mots humoristiques, répliques, slogans, paroles de chanson. Certains sont à la mode, d’autres tiennent sur la durée et de nouveaux apparaissent. Moi qui aime les mots-valise évidemment cela m’amuse et me conforte dans l’idée que cette liberté d’expression est l’une des plus belles valeurs que nous possédons tous. J’aime par exemple le mot « guacamolesque » même si il est peut-être déjà obsolète. Il signifie quelque chose de cool et d’incroyable très apprécié. Je ne nie pas que la tendance est aux raccourcis initiés par le gain de temps à écrire des sms ou à une flemmardise… mais pourquoi pas. « A skip » c’est plus pratique ! Jusque là on peut assimiler mais parfois pas facile de déchiffrer pour les retardataires linguistiques : « Wesh ma gueule, bien ou bien ? » qui veut dire « Salut, ça va, t’es en forme mon pote ». Et pour finir j’ai la hype de connaitre la tendance verbale de la rentrée (explication : Je suis impatiente !). Evidemment tant que ce langage n’est qu’un outil éphémère pour échanger ou appartenir à un groupe le temps de trouver son identité, pas de problème. Il ne doit pas devenir la novlangue inventée par Georges Orwell pour son roman 1984. Définition de novlangue : simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées, ne plus avoir de raisonnement et in fine être manipulable. S’exprimer oui, communiquer avec aisance c’est mieux.

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